dimanche 2 octobre 2016

jeudi 22 septembre 2016

Rentrée 2016-2017

Avec un peu de retard, bonne rentrée et belle année 2016/2017 à tous. Que la force du Noûs soit avec vous, par Zeus !

jeudi 14 avril 2016

Nuit de la philosophie 2016



Bonjour à tous !
La Nuit de la Philosophie fait son retour pour une 3e édition ! Derrière ce nom énigmatique se cache une soirée rythmée par différentes conférences d’une courte durée suivies de discussions avec le public. Les thèmes abordés sont divers et variés, touchant à des problèmes contemporains et à des sujets d'actualité.
A la fois accessibles et d'un très bon niveau, ces conférences s'adressent à tous ; sera mêlée à la rigueur du discours philosophique, la simplicité d’une intervention grand public, visant tout aussi bien des philosophes aguerris que des amateurs curieux, ou encore simplement ceux qui se trouvaient là par hasard et qui, ayant vu de la lumière, ont poussé la porte.
(Programme sur l'affiche).

Entrée libre, petite restauration et café sur place. Venez nombreux !

Lien vers l'évènement facebook ici

jeudi 28 janvier 2016

Le FoBourg - Forum des étudiants de philosophie de la faculté de Strasbourg

Á l'initiative d'Arthur Roy, étudiant en M1, un forum destiné aux étudiants de philosophie de la faculté de Strasbourg a été mis en place ! Il a le mérite d'offrir une alternative à facebook, qui facilite les discussions suivies sur certains sujets, le partage de fichiers, de liens utiles et vous propose une ambiance plus intimiste. 

Nous comptons sur vous pour vous approprier ce nouvel outil afin de le faire vivre et de le perfectionner.

En vous souhaitant une prise en main facile et agréable !




mercredi 18 novembre 2015

Refuser la terreur, admettre l'horreur

Ce texte risque de ne susciter que peu d'accord. Il m'a été difficile de l'écrire, mais j'ai estimé important de prendre, ne serait-ce que le temps d'un texte, une approche hétérodoxe. Précisons d'abord que j'entends parler ici de douleur culturelle avant tout, telle qu'elle se produit lorsqu'une société entière est touchée par un drame à caractère publique, et traiter principalement de l'aspect commun et partagé de celle-ci, ainsi que des pratiques qui s'y rattachent, bien que l'essor des réseaux sociaux a rendue floue, sinon caduque, la distinction entre intimité et publicité du sentiment, puisque désormais nous nous exprimons régulièrement en notre propre nom devant une masse anonyme d'internautes, ce qui place au foyer de l'espace publique, l'individu en tant qu'être privé.
Ce que je me force à penser ici ne s'adresse nullement aux proches des victimes, qui ont toute ma compassion, bien qu'ils s'en passeraient certainement volontiers, tout comme ils peuvent être indifférents au drapeau français sur le profil de mes amis, ou de mon « like » sur telle photo ou tel statut, mais à tous ceux qui se sentent symboliquement frappés par ce qui est arrivé.

Rappelons d'abord ce que nous manquons rarement d'affirmer en philosophie, mais que la proximité ardente des attentats nous fait omettre ou rejeter en ces temps de deuil : il y a une relativité à toute horreur, comme à l'évaluation de tout phénomène en général. Aucun lien univoque entre l’événement et ce qu'il signifie n'existe ; la valeur que nous pensons lui reconnaître, est précisément une interprétation, généalogiquement traçable et variable eu égard aux paradigmes de jugement admis, aux sociétés, à l'histoire, aux individus, aux langues etc. Ainsi, le sujet est foyer de sens, et non l'objet qu'il considère ; Et si la correspondance entre une affirmation factuelle (le nombre de morts) et la réalité est passible de vérification empirique, la signification d'un acte (ça signifie quoi pour moi, pour la France, ces meurtres ?) ne l'est pas. Qui trace la limite, dans le cas de la révolution française par exemple, entre rébellion et terrorisme ? Déplorons-nous 200 morts 2 fois plus que 100 morts ? 200 morts en Inde méritent-ils autant d'hommages des citoyens et des médias qu'un quart de ce nombre en France ? L'assassinat d'un homme, est-ce plus ou moins grave que la mort de 10 personnes lors d'une avalanche en montagne ? Non ; aucune échelle objective ne commande le sentiment, et il ne se mesure pas.
Cependant, bien que cette thèse est largement admise, elle semble être suspendue dès qu'un événement grave frappe près de nous, qu'il s'agisse d'une séparation, d'une catastrophe naturelle ou... d'un acte terroriste. Et nous, qui savons si bien rappeler à l'ami désolé que « ce n'est pas si grave, ça passera », qui tentions même au travers du rire de briser sa coquille de désolation, nous et notre empathie sélective aussi (qui peut prétendre avoir pleuré toutes les fois où des innocents sont morts ?), nous restons sonnés devant la violence des attentats de Paris qui nous semblent impossible à relativiser, qui sont le mal total, l'abjection absolue, l'épouvante sans mesure. Nos mots peinent à construire une explication, notre pensée meurtrie déambule à travers les torrents de nos pleurs, le tribunal de notre raison se désassemble.
Voilà ce que je ne peux toutefois m'empêcher de noter : notre peine actuelle est aussi d'une surdité agressive au questionnement, et donc à une grande partie de la philosophie. Et comme cela s'observe publiquement autant que dans une conversation privée, nous pensons devoir conclure que l'hostilité à toute mise en perspective des faits provient de la nature que nous leur reconnaissons : ce sont des actes publiques de violence, dirigé contre une société en son entier. Un ami m'a reproché de ne pas avoir pleuré, et s'est mis en rage contre moi lorsque je lui ai fait remarquer les surprenantes mutations du discours officiel ; De synecdoque en métonymie, la cible des tirs, qui pourtant ont frappé des êtres humains, est devenue d'abord toute la ville (#prayforparis), puis la nation française, puis l'Occident (the civilized world), et l'hyperbole culmine avec le président Obama qui a interprété les faits comme une attaque sur l'humanité entière. Remonter aussi naturellement la pente des significations jusque-là est un acte engagé, qui reconnaît à la France, et donc à la vie des citoyens français, un statut privilégié, même dans leur mort, ce qui a d'ailleurs été reproché à Obama.
Revenons au sujet. Nous nous comportons comme si le droit, mieux le devoir, de la douleur était sacrée, son universalité intouchable et que le moindre refus d'arborer son affliction était suspecte, ainsi que serait blasphématoire ou disrespectful une analyse critique de nos réactions comme des actes eux-mêmes. Le temps de penser viendra plus tard, sentons pour le moment, retentit-il. Comme si un impératif de désolation nous obligeait à adapter une réaction unique, ici « se montrer dévastés ». L'humour, qui guérit en s'infiltrant entre les mailles de notre sérieux est banni de la scène et assimilé à de la moquerie, de l'insensibilité, de la bêtise esthétique. Ce que demande un drame national, c'est la communion, l'unification par l'émotion partagée de tous les membres d'une société. François Hollande déclarant trois jours de « deuil national », par exemple, le montre. De nombreux politiciens ont, par ailleurs, dit vouloir suspendre leur programme le temps de se recueillir.
À mon sens, il y a là plusieurs problèmes ; premièrement, l'illusion de l'innocence et de la pureté de tels sentiments. On appelle à l'unité dans le silence du deuil. Or, il est tout sauf certain que tous déplorent la même chose, d'où le choix du silence comme forme du deuil ; est-ce la mort de ces esprits flâneurs du vendredi soir, est-ce l'attaque de notre sentiment de sécurité, est-ce la vision de l'avenir qui s'assombrit ? (encore faut-il savoir de quelle idée du futur il s'agissait). La réponse à cette question divise, politise, quand la communion devrait nous unir. Mais, à moins que l'on accepte que les minutes de silence deviennent des quiproquo, elle ne peut pas être omise. Aucun sentiment public n'échappe à l'instrumentalisation, il ne va de sensibilité dans la politique que lorsque celle-ci sert des fins autres, comme la sécurité ou la popularité. En ce sens, François Hollande a parlé et agi rapidement et avec fermeté, alors que Marine le Pen n'a pas même attendu 24 heures pour user du sentiment de ceux qui l'écoutent en sa faveur ; suspendre son programme ne peut se faire que dans la mesure où cela constitue une partie intégrante du programme. Peut-être en est-il ainsi parce que l'urgence de l'action commande toute politique, alors que le recueillement, pour devenir entièrement un rappel, voudrait pouvoir arrêter le devenir pour n'être qu'un renvoi à ce qu'il honore. Observons d'ailleurs quel a été le maître mot dans les déclaration de Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy et Marine le Pen à la suite des événements : pour le premier, discernement, le second, détermination, la troisième, sécurité. Quels lien ce trio entretient-il avec celui de « liberté, égalité, fraternité » ? Que les hommes et femmes politiques jouent sur le double plan du sentiment et de la planification, cela n'a rien de nouveau. Ce qui étonne dans les conséquences du Vendredi 13, c'est plutôt que les privés suivent à travers les réseaux sociaux un mouvement analogue : déclarations enflammés, photos de profils changées en drapeaux bleu-blanc-rouge, l'expression de compassion pour des personnes dont ils ignorent tout mis à part les circonstances de leur mort, vidéos de minutes de deuil (!), autant d'expositions vociférantes, aux allures d'actes politiques, que l'on pourrait d'un mauvais œil lire comme mises en scène auto-négationnelles de soi par rapport à soi et aux autres. Je trouve extrêmement intéressant ce mouvement de théâtralisation des affects publics, d'autant plus qu'il est renié par les acteurs, qui insistent sur leur authenticité et s'offusquent qu'on les suspecte d'être animé par autre chose que leur simple empathie.
Deuxième problème ; l'universalité factice de la communion, mais dont la reconnaissance est exigée d'un chacun qui ne voudrait se voir exclu, et sur laquelle nous avons déjà suffisamment insisté. [Commentaire de Hélène Widmann sur ce point ; Il y a tout de même un problème. Je suis d'accord avec cette « unification du sentiment normée », mais je ne suis pas certaine qu'il faille totalement condamner la volonté de s'unir (et c'est précisément ce que ces personnes essaient de faire). Malheureusement le moyen est mauvais (le plus facile aussi, et le moins « engageant »). Changer sa photo de profil, témoigner du soutien, sert principalement à apaiser les consciences, à avoir le sentiment « d'avoir fait quelque chose ». Le problème avec ce sentiment, c'est aussi qu'il va disparaître (peut-être pour revenir lors d'une nouvelle attaque). C'est un sentiment émotionnel de l'instant, mais il faut y réfléchir, le transcendant. Reste toutefois éventuellement une nécessité pratique à commencer par ces actes symboliques et normés... C'est une question que je me pose en tout cas]
De fait, la République ne vacille pas de la mort de 130 personnes. Et même un nombre plus important de personnes tuées par un événement naturel n'aurait jamais suscité l'effroi qui aujourd'hui nous gagne. L'épouvante vient donc de la symbolique des attentats, non de leur dimension factuelle. Toute terreur est un excès de sens. Cela se comprend ; devant l'absurde de ces actes, et le vide qu'ils laissent, nous devons créer du sens. On ne peut rien retrancher à l'horreur des meurtres sanglants, aléatoires et gratuits de Paris. Mais leur reconnaître immédiatement une portée mondiale, n'est-ce pas rentrer dans la logique de la terreur, qui est celle de l'omniprésence de la peur ? Si c'est le cas, l'attaque aura abouti. La montée des discours réactionnaires et violents, l'accentuation de clivages sociaux par la souffrance apeurée en nos cœurs est un objectif explicite (et théorisé) des terroristes, qui, faute de représenter une réelle menace militaire pour une nation aussi puissante et lointaine que la France, ne peuvent que l'atteindre par la combinaison de petites frappes et de grandes significations. Mais si nous sommes vulnérables aux premiers, nous pouvons au moins ré-fléchir sur les secondes. C'est à cette fin que je voudrais rappeler les vertus d'un rapport médiat et pudique à la douleur. Peut-être cela permettrait-il de rendre lucides nos sentiments, clémentes nos pensées, et ainsi de surmonter, grandie par la sublimation de la peur en courage, l'épreuve déchirante.
Un aspect du problème : la normatisation du deuil et son instrumentalisation, économique ici, le transforment en un vêtement, un paraître interchangeable que l'on expose à tous.

 Linus Kessler, L2 Philosophie

samedi 5 septembre 2015

Soirée d'intégration

Merci à tous ceux qui ont fait de cette soirée d'intégration 2015 une franche réussite. 

A très bientôt dans les couloirs de la fac !

mercredi 12 août 2015

Programme de la journée de pré-rentrée du 2 septembre à destination des nouveaux L1 :


Programme de la journée de pré-rentrée du 2 septembre à destination des nouveaux L1 :


Bonjour à vous, nouveaux venus, fraichement inscrits en licence 1 de philosophie,

Cet article vous est en grande partie consacré puisqu'il vous expliquera ce que l'amicale de philosophie a prévu pour vous accompagner tout au long de votre journée de pré-rentrée, qui aura lieu le mercredi 2 septembre. Toutefois, rappelons d'emblée que la soirée qui clôturera cette journée est ouverte à tous les étudiants, tous niveaux confondus. Licences, Masters et Doctorants sont donc cordialement invités à venir partager ce moment convivial et à montrer aux primo-entrants qu'avoir de la bouteille en philo  n'empêche pas d'en descendre quelques-unes dans les rires et la bonne humeur ! 

Après cette petite mise au point, sans plus tarder, le programme de la journée du mercredi 2 septembre :

  • 9h30 - 12h : Réunion de rentrée à destination des nouveaux étudiants de Licence (Amphi R4, face à vous en entrant dans le bâtiment de la fac de philo situé au 7 rue de l'Université). Cette réunion sera l'occasion pour les membres de l'amicale d'avoir un premier contact avec vous. Nous vous expliquerons le principe de l'association, son fonctionnement et ses projets. De plus, le programme de la suite de la journée vous sera communiqué de manière plus détaillée et vous recevrez le numéro de rentrée des Dessous de l'Être, la revue participative éditée par l'amicale, qui regorgera d'informations pratiques susceptibles de vous aider à vous orienter dans votre nouvelle vie étudiante. 
  
  • 12h - 14h :  Barbecue-pique-nique de bienvenue aux alentours de la fac. Une fois la réunion terminée, l'amicale vous propose de faire connaissance autour d'un bon repas entièrement gratuit. Au menu, diverses salades, chips, viande grillée, mais aussi d'autres petites grillades sympathique à destination des végétariens, vegan, et autres adeptes de régimes non-omnivores, parce que tout le monde a le droit de ne pas repartir la faim au ventre. Pour ceux qui se poseraient la question, ce barbecue-pique-nique est un évènement de l'amicale de philosophie et n'a rien à voir avec le barbecue de rentrée organisé par l'AFGES.

  •  14h - 15h30 : Visite guidée du campus. Vos petits estomacs bien pleins profiteront ensuite d'une promenade aussi digestive qu'instructive. Des membres de l'amicale vous montreront l'emplacement et vous expliqueront la fonction de bâtiments clefs du campus. La visite se finira par un arrêt dans les bâtiments de la MGEL, où une personne compétente vous parlera de la sécurité sociale et de la mutuelle étudiante. Vous pourrez en profiter pour lui poser vos éventuelles questions.

  • 19h30 - Jusqu'au bout de la nuit : Soirée d'intégration. Rendez-vous devant la grille de la fac de philo à 19h30 pour se rendre tous ensemble dans un bar que nous aurons choisi et prévenu à l'avance de notre arrivée. Ce moment convivial sera d'abord l'occasion de nouer des liens avec les étudiants de votre promo, mais aussi de faire connaissance avec des étudiants d'autres années qui pourront vous conseiller et vous aider par la suite en cas de difficultés. N'hésitez pas à échanger vos numéros de téléphone et à en profiter pour vous faire des contacts. Des animations sont prévues que nous vous dévoilerons tout au long de la soirée. 

Sur ce, nous vous souhaitons d'excellentes vacances en attendant de vous accueillir chaleureusement parmi nous,
L'équipe de l'AEP.